La nomade sédentaire

Qui je suis? Mes amis m’appellent Kat. Bruxelloise, traductrice indépendante, blogueuse (sans blague!), passionnée par l’économie collaborative, ancienne nomade devenue sédentaire puis reconvertie en nomade sédentaire. Vous voulez des détails? C’est parti!

Après mes études de traduction à l’ISTI, j’ai passé six années à parcourir le monde, assoiffée que j’étais d’aventure, de découverte, de soleil, de tequila et de sensations fortes. J’étais à l’époque ce qu’on appelle une « backpackeuse » – ma maison, je la portais sur mon dos.

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J’ai 23 ans et soif de voir le monde, mais pas d’argent. Qu’à cela ne tienne: je vends mes seuls biens (mon ordinateur et ma vieille Panda rouge) et, ma fortune en poche, me mets en route pour ma nouvelle vie.

Mon périple débute en Israël. C’est le hasard des rencontres qui me mène jusqu’en Terre Sainte. Volontaire au kibboutz Lahav, je suis logée, nourrie, blanchie, et reçois même un peu d’argent de poche. Le samedi, c’est shabbat, on ne travaille pas. Alors j’en profite pour partir à la découverte du pays: Jerusalem, Tel Aviv, la mer Morte… J’hallucine devant tant de beauté. Mais, Israël, ce sont aussi des militaires partout ou des bus qui explosent (nous sommes en 1996).

Après trois mois au kibboutz, je décide de prendre quelques jours de congé pour visiter l’Egypte. Le Caire, les pyramides, puis direction le Sud pour remonter ensuite le Nil à bord d’une felouque.

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Mon périple se termine dans le Sinaï, dans un village au bord de la mer Rouge: Dahab. Mon séjour en Egypte devait durer une semaine, j’y resterai finalement trois mois, totalement sous le charme du Sinaï (plus tard, j’entendrai dans un reportage le commentateur conclure par ces mots: « on ne revient jamais totalement inchangé du Sinaï ». Il avait raison). Pour payer ma « cabane » au camp, je travaille, le soir, au restaurant Napoléon. Que de belles rencontres… Je vous raconterai tout ça, un jour…

Ensuite, direction Rome, pour rejoindre une copine rencontrée en Egypte qui a très envie d’aller y pratiquer son italien. Elle rentrera finalement en Suisse après trois semaines. J’y resterai trois mois. Pour payer mon loyer (et mes pizzas), le soir, je deviens serveuse au Giulio Cesare, un bar avec de la musique live tous les soirs. J’adore cet endroit!

Retour à la base. Mes amis ont déjà tous trouvé un vrai travail et habitent dans un appartement, avec des meubles et tout. Mon heure n’est pas venue, je le sens. Prendre un appart à mon âge, c’est me fixer pour toujours. Pas envie.

Direction la Fnac (l’ancêtre d’Amazon pour les plus jeunes qui ne connaîtraient pas). Je ne sais pas vraiment ce que je cherche, mais tombe par hasard sur le Guide du Job Trotter. De retour à la maison, je me plonge dedans et me mets à écrire un tas de lettres de motivation et à envoyer mon CV (par la poste, avec un vrai timbre qu’on colle avec la langue et tout). Quelques semaines plus tard, téléphone: Costa Croisières me propose un contrat de neuf mois sur son navire amiral, le Costa Victoria, au poste de secrétaire du Commandant. Commandant Stubbing, j’arrive!!!

 

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Bon, pour la suite, je vais faire court – vous avez des choses à faire et moi aussi. Après ce contrat, un second suivra, de six mois, celui-là, à bord du Costa Romantica. Le bateau porte bien son nom, puisque j’y fais la rencontre de celui que je finirai par suivre à Miami, six mois plus tard. Nous y passerons trois ans. Trois années entre Miami, Montréal (d’où il est originaire), le Mexique (pour se détendre de temps en temps) et Bruxelles.

Puis il y a eu le 11 Septembre. Soudain, il faisait froid en Floride. C’est là que j’ai été prise d’une soudaine nostalgie pour l’Europe. Une envie très forte de rentrer auprès des miens, de retrouver mes racines. Retour à la base, donc.

Et voilà, depuis ce jour, j’essaie de combiner ma passion pour les voyages et la découverte avec mon travail. C’est donc tout naturellement que j’ai opté pour les échanges de maisons, qui me permettent de voyager tout en continuant à traduire et à écrire.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce blog que j’en ai à l’écrire. Dans mes billets, je parle d’économie collaborative, de partage, de coworking, d’échanges de maisons, mais aussi de voyages, de découvertes, de mon métier, la traduction, de mes rencontres, de mes coups de gueule, et puis de mes rêves. Parce que les voyages, c’est parfois dans la tête, qu’ils se passent. Et ces voyages-là, ils sont accessibles à tout le monde. Alors surtout, surtout, ne nous en privons pas!

La nomade (sédentaire)

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