To tech or not to tech…

Aujourd’hui, la nomade vous raconte son aventure en terre inconnue et sa découverte d’une étrange secte communauté…

L’autre soir, ne renonçant devant aucun sacrifice pour toi, gentil et fidèle lecteur, j’ai revêtu mon costume d’exploratrice pour assister à mon premier BetaGroup Event.

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Du calme. Un BetaGroup Event, c’est une sorte de conférence pendant laquelle des startups montent sur scène chacune à leur tour pour présenter leur projet à l’assistance. L’idée pour ces jeunes pousses est de se faire connaître, d’entretenir ou d’élargir leur réseau, de trouver d’éventuels partenaires ou même d’obtenir des fonds. Sur scène et dans l’assistance, 99 % des gens travaillent dans ces nouveaux métiers du Web et des technologies. On les appelle les « tech ». J’ai aussi remarqué que 99 % de ces techs étaient par ailleurs des hommes.

Mais comment une nomade sédentaire comme moi, qui exerce un métier qui existe depuis des siècles, qui utilise encore des dictionnaires papier (si si!), qui vient à peine d’apprendre, pas plus tard que la semaine dernière, ce qu’était un flux RSS (on ne se moque pas, comme certains de mes coworkers l’ont fait en découvrant mon ignorance ce jour-là – merci) et qui a acheté son premier vrai smartphone il y a trois mois (même pas honte!), comment une personne aussi arriérée peu au fait des nouvelles technologies et du Web peut-elle bien se retrouver à un événement pareil?, vous demandez-vous (parce que oui, je vous entends penser – j’ai équipé ce blog d’une fonctionnalité spéciale qui permet de lire dans vos pensées à votre insu… gniak gniak gniak!).

diable

Comment, donc, en suis-je arrivée là? C’est très simple: ces découvertes font partie des effets collatéraux du coworking. Je vous explique: il se trouve que mon centre de coworking préféré, celui où j’aime aller travailler (et accessoirement embêter mes petits camarades coworkers) est membre du BetaGroup, la « première communauté tech de Belgique ». Alors, lorsque j’ai découvert le programme de leur événement et que j’ai vu qu’on y présenterait entre autre ce nouveau site dédié au partage dont je vous parlerai une prochaine fois, j’ai mis mon orgueil de côté (consciente que j’étais des quolibets dont j’allais faire l’objet toute la soirée, moi, pauvre ignorante parmi les geeks) et suis partie à l’aventure.

aventure

A mon arrivée, j’aperçois une trentaine de personnes réunies, une bière ou un Coca à la main, devant l’entrée de l’auditoire. Très vite, je tombe sur un de mes coworkers. Ce gentil « collègue » et son comparse (qui se reconnaîtront et que je remercie au passage s’ils me lisent) ont eu la gentillesse non seulement de m’expliquer tout au long de la soirée les mots que je ne comprenais pas (et croyez-moi, ils étaient nombreux!), mais en plus, pas une fois ils ne se sont moqués de moi face à mon ignorance! (Et si je leur ai fait pitié, ils se sont bien gardés de me le faire savoir, car là non plus, je n’ai rien perçu de tel dans leur regard.)

Bref. Me voilà donc bien entourée parmi ces jeunes « tech », spécialistes du Web, des nouvelles technologies et autres domaines aussi mystérieux que nombreux, une bière dans une main, une poignée de chips dans l’autre, en train de socialiser et d’observer ce monde si nouveau pour moi. Quand soudain, la masse (nous sommes à présent près de 200 personnes) commence à s’engouffrer dans l’auditoire – ça va commencer, il est temps de s’installer! Mon gentil guide s’empare d’un sachet de chips et c’est parti pour un peu plus d’une heure de présentations!

Pendant les dix premières minutes, on vous parle du BetaGroup, de ce qu’il fait, de ses membres (plus de 7000!!), etc. Les gens applaudissent, rient, etc. Perplexe, je me tourne vers mon voisin: « c’est une secte, en fait? ».

Ensuite se succèdent au total huit startups. Chacune présente son projet en quelques minutes et à la fin de chaque exposé, on demande à ceux dans l’assistance qui « croient dans le projet et qui seraient prêts à investir de l’argent dedans » de lever la main – une sorte de test pour jauger le potentiel du projet, en somme. Les projets présentés ce soir-là sont plus ou moins intéressants. Pour les découvrir, je vous invite à consulter la page de l’événement.

En deux mots, le premier était axé sur la défense de l’environnement et vous proposait d’acheter un arbre à Madagascar, deux autres concernaient une nouvelle app pour faire des rencontres, un autre vous propose de vous envoyer des anecdotes quotidiennes sur des oeuvres d’art, et ainsi de suite. Vous voyez, c’est vraiment diversifié, tout ça.

Dans un prochain billet, je vous parlerai du projet qui m’a amenée à cette soirée, un projet belge, axé sur le partage, et dans lequel je crois très fort. Mais là, je dois aller consulter mes flux RSS et ensuite, je pourrai me détendre en faisant quelques parties de 2048…

 

Unknown

… je plaisante! Je vais plutôt aller me plonger dans un bon livre (en papier, avec de vraies pages, qui se cornent et même qu’on doit bouger le bras pour les tourner).

D’ici là, portez-vous bien et… partagez, ici et dans la vraie vie!

La nomade sédentaire

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