Paris, le 8 mai 2014

Aujourd’hui, en France, c’était jour férié, commémoration du 8 mai 1945 oblige. Seulement voilà, les jours fériés, pour la nomade comme pour la plupart des indépendants, ça ne veut pas dire grand-chose. Alors, à Paris comme à Bruxelles, quand on a du boulot, on bosse!

On croit souvent que parce qu’on séjourne à l’étranger, il faut voir/faire un maximum de choses. Moi, mes échanges, je les vois autrement: je vis sur place à peu près comme je vivrais chez moi, à Bruxelles. Si j’ai du boulot, je bosse. Si j’ai envie d’aller me balader, je vais me balader. Si j’ai besoin de faire des courses, je fais des courses. Si j’ai envie de passer une soirée télé avec mon plateau-repas, je le fais.

Bref. Je me suis donc levée de bonne heure ce matin. J’aime ça, me lever tôt. J’ai l’impression de ressentir les choses plus fort après, tout au long de la journée. Vous soyez ce que je veux dire? Je me lève, donc, je me prépare, et avant de m’installer devant mon ordi, je décide d’aller prendre un café dans un troquet voisin – je ne connais pas encore la machine à café de l’appart et le café que j’ai préparé est vraiment dégueulasse n’est vraiment pas très bon.

C’est quand je sors de l’immeuble, vers 8 heures, que je me souviens qu’aujourd’hui est un jour férié: la rue est déserte!

Paris

Ce n’est pas désagréable, ceci dit… Déjà qu’on a droit au calme, ici, à Paris, contrairement à Bruxelles depuis que la ville est survolée par tous ces avions (les Bruxellois sauront de quoi je veux parler – merci, Monsieur Wathelet!), alors si en plus même les voitures ne roulent plus!

Très vite, je trouve l’endroit idéal pour mon petit café du matin.

Paris

Je pousse la porte et là aussi, mon impression du jour se confirme: quel calme! Deux clients au bar, et moi. Je commande mon café/croissant. On me sert. Et là, tandis que je porte le croissant encore chaud à ma bouche et que je prends ma première bouchée, je sens un bonheur soudain monter en moi: ce croissant est une merveille. Chaud, moelleux, j’en rêvais! Jamais, à Bruxelles, je ne parviens à trouver de bons croissants, des croissants comme seuls – pardon pour mes compatriotes artisans boulangers – les Français savent en faire!

Bref. Tandis que je me régale et que je complimente le patron pour ses croissants (je pense que dans les premières secondes, il m’a prise pour une extraterrestre. Ou une droguée, peut-être, j’hésite), nous engageons la conversation. Il voit bien que je ne suis pas d’ici (les Parisiennes ne s’extasient manifestement pas devant un simple croissant). Je lui explique donc que je suis là pour quelques jours, dans le cadre d’un échange de maisons. « Ah oui! J’ai encore vu une émission sur ce sujet il y a quelques jours! ». Vous devinez la suite? Bingo! « Mais vous n’avez pas peur de loger des inconnus comme ça chez vous? ». Il ne m’en fallait pas plus: je me lance alors dans ma diatribe habituelle, comme si j’étais investie d’une mission (!!). Bref. Je partage mon enthousiasme pour les échanges, c’est comme ça. L’ai-je convaincu? Je ne sais pas. En attendant, il y réfléchira peut-être, il en parlera peut-être un jour à un ami, en lui disant « ah bah justement, j’ai rencontré une nana, l’autre jour, qui fait ça, elle avait l’air d’adorer ça! », et il n’en faudra pas plus pour convaincre son pote qui hésitait à faire le pas.

Bon. Je m’emballe. J’ai l’habitude. Revenons à nos moutons. Je finis mon café et finis par aller me mettre au travail, donc.

En fin de matinée, un rayon de soleil pointe, et j’en profite pour aller prendre l’air. Il paraît que les Champs Elysées sont fermés à la circulation aujourd’hui, cérémonies du 8 mai oblige. Je décide de m’y rendre.

Champs Elysées

Ah oui, de fait, ici aussi, c’est calme. Ce n’est pas désagréable, en fait. J’en profite pour me promener un peu dans le quartier…

Arc de Triomphe

Finalement, je décide de retourner bosser – faut bien que je gagne ma vie aussi quand même.

Voilà pour cette deuxième journée dans la Ville lumière. Une journée calme, comme entre parenthèses. Le temps s’est un peu arrêté aujourd’hui, à Paris. Avant de reprendre son rythme dès demain matin, avec ses coups de klaxon, ses rires, ses bavardages, mais… sans les avions!

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