Paris, day 1

Me voici donc arrivée dans ma nouvelle résidence temporaire et je crois pouvoir d’ores et déjà dire que cet échange s’annonce plus que réussi. Laissez-moi vous raconter la journée.

Ce matin, je finalise les préparatifs pour accueillir mon échangeuse.

échange

Maryse est arrivée à Bruxelles avec le Thalys vers 8 heures, comme prévu. Nous avions convenu de nous retrouver à la station de métro la plus proche de chez moi. A 8h30, Maryse me fait savoir qu’elle est arrivée. Je pars la retrouver pour la conduire chez moi.

En arrivant au lieu de rendez-vous, je la reconnais tout de suite. Je n’avais pourtant vu qu’une vague photo d’elle, prise de loin, mais c’est comme ça: après quelques échanges par email et par téléphone, on finit par connaître les gens, par les deviner. Nous nous embrassons comme deux vieilles amies et nous mettons en route pour l’appart – sous une fine pluie, mais qu’importe! Nous sommes sur le point d’échanger, le temps de quelques jours, un petit bout de nos vies, et ça, vous le verrez quand vous tenterez l’expérience, c’est vraiment excitant!

En chemin, nous en profitons pour nous donner quelques consignes déjà – le temps est en effet compté, je dois moi-même bientôt partir pour ne pas rater mon train. Nous arrivons chez moi, je lui fais faire le tour du propriétaire, lui explique deux ou trois choses, mais Maryse ne semble pas très intéressée par les détails techniques. Très vite, nous nous mettons à parler d’économie collaborative, de ce mouvement qui est en marche et que rien ne pourra arrêter, pas même les pouvoirs publics, en quête (éternelle) de nouvelles sources de revenus. Nous parlons ainsi d’Airbnb, de Uber et, bien sûr, des échanges de maisons.

Maryse est une habituée des échanges elle aussi: en octobre dernier, elle est par exemple partie deux mois en Australie en faisant des échanges. Nous sommes exactement dans le même état d’esprit. Nous parlons du concept et nous surprenons à découvrir que les gens, de son côté comme du mien, réagissent tous de la même manière quand on leur parle d’échanges. Il y a vraiment deux types de personnes: celles qui trouvent d’emblée le concept génial et qui ont envie d’essayer, et les autres, chez qui les mêmes questions reviennent systématiquement: « mais ça ne te dérange pas que quelqu’un dorme dans ton lit? », « mais tu n’as pas peur qu’ils abiment ton appartement? », et la liste est longue. Nous en concluons que c’est une question d’état d’esprit: il y a ceux qui sont d’emblée convaincus, d’une part, et les autres, qui malgré tous les arguments possibles n’opteront jamais pour les échanges. C’est comme ça. Comme moi, Maryse a décidé de faire confiance aux gens. On n’y peut rien, c’est dans notre nature. Et nos expériences respectives nous ont appris que nous avions raison.

Bref. Tandis que nous poursuivons cette discussion passionnante (j’ai vraiment été séduite par Maryse, au cas où vous ne l’auriez pas encore compris), je prends quelques minutes pour tester la nouvelle application que j’ai installée la veille sur mon téléphone et qui, elle, aussi, risque bien de révolutionner pas mal de choses dans le secteur des transports, cette fois: Uber. Uber est un service de « taxis » lui aussi basé sur le principe de l’économie collaborative – et qui fait enrager le lobby des « vrais » taxis, évidemment. Des particuliers se proposent pour être votre chauffeur. Avantages: efficacité, convivialité, et prix! J’ouvre donc l’application et je vois qu’un chauffeur peut être chez moi dans 7 minutes. En un clic, je confirme ma « commande ». Commande confirmée, avec le nom et la photo de mon chauffeur, de même que la marque de sa voiture – pratique pour la reconnaître. Six minutes plus tard, je reçois un SMS: mon chauffeur approche. Maryse me donne vite les clés de son appart, nous nous saluons et je descends. Comme avec un vrai taxi, le chauffeur sort de la voiture pour prendre mon bagage. En chemin, nous parlons de Uber, mais aussi, à nouveau, d’Airbnb, des échanges de maisons, etc.

Quinze minutes plus tard, je suis arrivée à la gare! Sur son téléphone, le chauffeur clôture la course. Environ le tiers du prix d’un taxi! Le système m’envoie un reçu sur mon téléphone et voilà, c’est tout! Le montant sera automatiquement débité de ma carte de crédit. C’est pas beau, ça?

Me voici donc prête à partir pour Paris.

Thalys

En chemin, pas envie de travailler finalement. Je me plonge dans ma lecture du moment (que je vous recommande vivement!).

Kundera

Kundera – La fête de l’insignificance

Un peu plus d’une heure plus tard, me voilà arrivée.

Paris

Ici aussi, j’ai envie de faire appel à Uber pour me conduire jusqu’à l’appartement. Seulement l’expérience est moins réussie qu’à Bruxelles: pas de voiture disponible. Dommage.

Une vingtaine de minutes plus tard, j’arrive à l’appartement.

Je sors les notes de Maryse de mon sac: le code pour la grille, la clé, le pass bleu, le pass gris… Je pénètre dans l’immeuble.

Me voici arrivée…

Paris

Petite visite guidée!

L'entrée

L’entrée

Le salon/salle à manger, et accessoirement mon bureau du moment

Le salon/salle à manger, et accessoirement mon bureau du moment

Par égard pour Maryse, je ne vais pas vous montrer les chambres et le reste, mais le reste de l’appartement est tout aussi charmant – je suis ravie!

En échangeuse avertie, Maryse a tout préparé:

Le "book"

Le « book »

Paris

Bon, c’est pas tout ça, mais il est déjà 14 heures là – j’ai faim! Il est temps d’aller manger.

Je me suis régalée dans cette petite brasserie!

Je me suis régalée dans cette petite brasserie!

Retour à l’appart. Travailler un peu, les clients n’attendent pas… J’installe mon bureau…

Paris

… pendant que mon compagnon Bouboule fait du tourisme sur les étagères…

Au secours! Libérez-moi!

Au secours! Libérez-moi!

Tu me fais un bisou, dis?

Tu me fais un bisou, dis?

Ou qu’il prend un bain de soleil sur la terrasse…

Zut, j'ai oublié ma crème solaire!

Zut, j’ai oublié ma crème solaire!

Ensuite, la tentation est trop grande – quand la Tour Eiffel n’est qu’à dix minutes de chez vous, la tentation est grande d’aller la saluer…

Paris

 

Et voilà qui clôture cette première journée. Comme à Barcelone, je sens que je vais avoir du mal à me concentrer sur mon travail au milieu des 1001 tentations de Paris!

A bientôt!

La nomade in Paris

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