L’échange de… baraques

Je vous l’avais promis, vous l’attendiez tous avec impatience! Je vais donc vous raconter mon échange de maisons avec mon Barackounet d’amour. J’ai même pris des photos pour vous. Ne me remerciez pas.

U.S. President Barack Obama waves as he enters the Air Force One plane at Arland Airport outside Stockholm

 Ça, c’est lui, en arrivant à Bruxelles, lorsqu’il m’aperçoit.

Bon. Commençons par le commencement. Les médias vous mentent, je vous l’avais déjà dit sur ma page Facebook. Contrairement à ce qu’ils ont tous affirmé, Barack… euh, Monsieur Obama, pardon, n’a pas logé à The Hotel, mais bien chez moi. Et oui, dans mon modeste appartement bruxellois. En fait, nous avions convenu d’un échange d’appartement voilà quelques mois déjà. Je vous explique.

Comme vous le savez, aucune région du monde n’échappe à la crise, pas même les Etats-Unis. Restrictions budgétaires obligent, Barackounet, euh, le Président avait donc décidé d’opter pour l’échange plutôt que de dépenser ses sous (et ceux de ses contribuables) dans des frais d’hôtel. De plus, il adore les chats et se réjouissait vraiment de rencontrer les miens.

Bref, nous nous sommes trouvés un peu par hasard sur cette plateforme d’échanges de maisons. J’avais à nouveau envie d’évasion et, surtout, de retourner quelques jours aux Etats-Unis, et plus particulièrement à Washington, une ville que j’affectionne particulièrement. Lorsque je suis tombée sur cette annonce et cette magnifique maison toute blanche, je n’ai pas hésité une seconde (même si je dois bien avouer que j’avais peu d’espoir au départ d’avoir une réponse positive vu la différence de standing manifeste de nos habitations respectives). Cette maison faisait vraiment rêver, avec son énorme jardin, où on apercevait un tas d’écureuils! Je me voyais déjà prendre mon café, le matin, dans cette pièce à la forme un peu étrange (elle semblait ovale en fait, c’est peu courant tout de même, vous en conviendrez).

J’ai donc contacté l’annonceur sans lui proposer de dates précises pour augmenter mes chances. Quelques heures plus tard, il me répondait déjà! Ô joie, Ô bonheur! Il était intéressé par ma proposition et me demandait des renseignements (il voulait savoir si j’avais une ligne téléphonique fixe (quelle drôle de demande, me suis-je dit), combien de temps je souhaitais séjourner et combien de personnes mon appartement pouvait loger. J’avoue que j’ai commencé à me poser des questions lorsqu’il m’a demandé s’il y avait un héliport sur le toit de l’immeuble.

méfiant

Nous nous sommes échangé quelques mails, puis nous avons décidé de nous skyper. Lorsque j’ai vu son visage apparaître sur mon écran d’ordinateur, le jour de l’appel, il m’a certes paru familier, mais à nouveau, je ne me suis pas posé plus de questions.

Au terme de cet appel, l’échange était conclu! Il viendrait passer une nuit chez moi, le 25 mars, et en échange, je pouvais rester une semaine entière chez lui! Quel bon deal, waouh! En fait, comme beaucoup d’Américains, il voulait voir un maximum de pays d’Europe pendant son séjour. Il m’a par exemple expliqué qu’il prévoyait d’aller à Rome après sa nuit à Bruxelles. Soit.

Pour tout vous dire, c’est il y a quelques jours que j’ai réalisé qui allait venir dormir chez moi, lorsque j’ai lu dans les médias que Barack Obama, le Président des Etats-Unis d’Amérique (!!!), avait prévu une visite officielle en Belgique. C’est là que ça a fait tilt. Mais bon sang, mais c’est bien sûr! Comment ne l’avais-je pas reconnu plus tôt!? Et cette magnifique maison blanche avec son énorme jardin! Et ses questions sur mon téléphone! Et son héliport sur le toit!!!

joie

Je venais à peine de me rendre compte de ce qui m’attendait – rencontrer le président en personne et l’accueillir chez moi! – crotte, alors que je n’ai plus rien à me mettre!!! – quand le téléphone a sonné. C’était Barack: « Hi Kate! Listen, don’t tell anyone I’m coming to your fuc… place. All those fuc… journalists are convinced I’m gonna stay at The fuc… Hotel. I don’t want them to know. I want them to leave me alone, ok? So just shut the fuc… up. Bye » (que l’on peut traduire par: « Hey, salut Kat! Comment vas-tu? J’ai tellement hâte de te rencontrer, si tu savais! Ecoute, j’ai menti à la presse pour que nous puissions passer la soirée tranquillement tous les deux. Ils pensent que je vais dormir à The Hotel. Je te prierais de bien vouloir garder le secret, ma douce… Une folle nuit nous attend. Je te prépare de merveilleuses surprises. A bientôt! »).

extase

Extase suprême… Mon  prince me réservait toute sa soirée et toute sa nuit!!! Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai annulé mon séjour à Washington: j’allais passer douze heures avec un homme exceptionnel.

Bon, d’ailleurs, il va falloir que je vous laisse – je dois le conduire à l’aéroport là… Il s’en va à Rome rejoindre… Michelle (la garce!).

Un jour, il sera à moi. Parole de nomade!

 

 

 

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